From, Customized Paris

 

Further Reductions

Where are the bodies to dress, broken trap doors, hearings on ears hanging down the muse on the phone, in quadrilles virtual of undone rituals, where are the low cost patterns lost in luxury cafés, adornments for fools, silk garish cloth, glistening eyelids of lost stars crawling around bar corners, where the smoke kills, and ladies fate thrills ?

Where are the blushing smiles and gloves to throw to the creeping thief, and cruel grief, slender race horses queuing in the cowshed of the future, fable queens, plastic top models, hair removed bodies waxed from thigh to armpit, and sensuous beauties with glossy nails, and this exquisite foot slipped in the sandal, the vestal with porous look under lilacs, hair streaming in the wind for the eternal photo?

Where are the vinyl dolls behind undone windows, wrapped in crumpled recycled papers, low-backed dressed in sunray pleats, all tattered and torn, the pale faces of thrown magazines, the ladies of one season, fresh-blown flowers on sale, put away with vertiginous high heels, unfit oddments piled in useless boxes, unsold items of long ago, yes, where are the low seasons with their sales promotions?

And who is this sad young man haunting the bygone bookshops? He looks like François Villon in exile in his own district, bored to speak Latin, pacing the boulevards up and down, in search of the lost words of the ballade to the beat of the banlieus’ blues drifting in the fog.

 

Deuxieme Demarque

Où sont les corps à vêtir avec ces fripes, ce fric frac à la trappe, et ces oreilles à raccrocher au fil des muses, en quadrilles virtuelles où se défont les rituels, où sont les bigarrures bon marché parures de dupes, drapés imitant la soie, les cils aux abois, perdus dans les cafés luxueux, design cossus ou dans les coins de bistrots, où fumer tue, le reste aussi ? Où sont les sourires à rougir et les gants à jeter au sort malfrat, la marâtre envie, et les purs sang graciles qui défilent en bottes dans les étables du devenir, les reines de fable, les top models plastiques et cire triturée en pose de gymnase, épilation complète de l’entre cuisse aux aisselles, les belles aux mains vernissées un pied langoureux glissé dans la sandale, les vestales au regard poreux sous les lilas, cheveux en coup de vent, pour la photo éternelle ? Où sont les poupées de vinyle des vitrines démontée à l’air froissé dans leur papier recyclé, les dos nus que fendillent les plis, déchirés, mordus, les visages pâlis des magazines à jeter, les dames d’une saison soldée à peine écloses, qu’on range après usage avec escarpins vertiges trop petits trop grands dans leurs boites en piles, invendus inutiles dans leur jadis incertain, oui, où sont les mortes saisons avec leurs promotions ? Et qui est ce jeune homme triste qui hante les librairies disparues ? On dirait François Villon lui-même en exil dans son quartier, fatigué de parler latin, qui s’en va piétiner le béton, vers les boulevards de ceinture en chantier, cherchant les mots perdus de la ballade avec le pain au rythme lent du blues des banlieues dérivant dans la brume.

 

Rebecca Behar

Rebecca Behar

Rebecca Behar is a French poet, currently active as a Slam performer in Paris. She was involved in alternative movements such as free radios, murals, poetry manifestoes. She has published children stories (Quatre Gamins dans le Cosmos – Mon petit éditeur ; Bulle d’Ozer et l’Enchanteur – Altramenta), short stories (La Vie de Bohème – Edilivre) and a book of literary criticism (Conférences et articles – Altramenta). Her CDs of poetry and music are downloadable in Jamendo. She keeps a blog about traveling and her last CD can be accessed from En guise de passeport.

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